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 Au secours!

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Robin
mange des cônes
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MessageSujet: Au secours!   Dim 23 Oct - 21:44

Au secours! Encore un cyclone! Journal de 13h aujourd'hui, "le cyclone a fait 6 morts au Mexique et de nombreux dégâts, avec des pointes dépassant les 200 km/h". Des vents donc comparables aux grandes tempêtes en Europe. Un nombre de morts donc comparable à celui d'un accident de voiture. Dans une région où de tout temps, chaque année de nombreux cyclones comparables soufflent sans que personne ne soit au courant ici. Pourtant, deux longs reportages ce midi. Pourquoi en a-t-on autant entendu parler? Pourquoi tant de cyclones semblables sont passés inaperçus les années précédentes? Peut-être parce que depuis les accidents d'avion du mois d'août, les "lois des séries" ont bon train dans les médias et chez les téléspectateurs. Alors il faut bien les entretenir... Et puis un journal télé ça sert bien à entretenir des psychoses, non? A nous empêcher de prendre l'avion, ensuite de manger du poulet puis maintenant de sortir de chez soi de peur que le ciel ne nous tombe sur la tête. Bizarre que l'on ne nous ait pas encore dit que ce cyclone était lié au réchauffement climatique... Je me souviendrai toujours, ça m'avait vraiment marqué, qu'il y a trois ans, en fin de journal après 40 minutes de nouvelles, cette chère Béatrice Schoneberg nous annonçait "En Chine, des pluies diluviennes ont provoqué aujourd'hui inondations et torrents de boue. On estime le nombre de victimes à 100.000 morts". Pendant ce temps, deux images de la Chine montrées pendant environ 5 secondes chacune, et on passe à autre chose. Je n'ai plus entendu parler de ces inondations ni le lendemain, ni le surlendemain. Alors puisque la mode des cyclones est arrivée, faisons deux reportages sur les 6 morts au Mexique. Mais essayons aussi de nous faire notre propre JT, en gardant un oeil attentif sur l'ensemble de la planète qu'on se refuse trop souvent à nous faire observer, en se souvenant par exemple qu'en ce jour du 22 octobre 2005, pendant qu'un cyclone faisait 6 morts sur la presqu'île du Yucatan, la faim faisait comme chaque jour plus de 20.000 morts dans le monde.
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drunkenbutterfly
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MessageSujet: Re: Au secours!   Lun 24 Oct - 9:11

Je repond juste avec une longue citation plus ou moins éloignée du sujet ms qui m'avait aussi "fait sourire"

" La destruction des droits collectifs s’accompagne d’une politique de contrôle des savoirs que nous fabriquons. Du côté des journalistes, la précarisation se traduit d’abord par la détérioration des conditions de vie. Elle touche au premier chef les femmes et les jeunes. Dans un ouvrage collectif, "journalistes précaires", Alain Accardo, sociologue, et Gilles Balbastre, journaliste, montrent que la précarisation modifie les pratiques professionnelles. Les journalistes pigistes sont obligés de soumettre leur travail à une logique commerciale, qui détermine largement leur survie professionnelle.


La prolifération des magazines de presse grand public, des chaînes de télévision et de radio n’a pas accru le choix du consommateur ni celui du professionnel : la majorité de ces supports vendent un “ produit ” identique décliné sous des emballages différents. L’information est ravalée au rang de denrée à laquelle s’appliquent les mêmes règles que celles qui régissent les autres marchandises.


Dans ce système, le journaliste se donne l’illusion de la liberté alors qu’il fonctionne à partir de cases existantes. "Ça, c’est un peu intello, c’est un sujet pour Arte. Ce truc-là, c’est un peu plus racoleur, ça pourrait aller pour "Envoyé spécial" ou pour TF 1."


Cette manière de procéder conduit à éliminer d’office certains sujets jugés impossibles à "caser" par le pigiste lui-même ou par la rédaction. La réalité concernée par l’information risque alors d’être occultée. Combien d’enquêtes réalisées par des pigistes sur le monde du travail ? Combien d’articles écrits par des journalistes précaires sur la violence économique que vivent un grand nombre de salariés ?


Les réformes qui nous touchent sont du domaine du contrôle de nos fabriques, mais aussi de nos temporalités, de nos subjectivités, de nos choix de vies.


En même temps qu’elles opèrent une sélection des savoirs, ces réformes sélectionnent les individus qui ont accès à la formation, aux outils de production et de diffusion, à la possibilité d’exercer ces activités. Il ne s’agit pas tant de défendre un statut que de revendiquer la possibilité de fabriquer du sensible et du savoir selon nos propres temporalités, d’avoir le choix de nos modalités d’existence et de coopération, le choix de nos formes de vie.


Toutes les productions de l’esprit humain forment ce qu’on appelle le bien commun de l’humanité. Chercheurs sans statut, artistes au RMI, critiques à la pige, publics, étudiants, patients et profanes, nos mobilisations subjectives, intellectuelles et affectives tissent notre imaginaire social, nos savoirs sensibles. Le temps passé à chercher, à rêver, à bricoler, à ne rien faire, à parler, n’est pas l’apanage des artistes ou des chercheurs, il est simplement humain, il participe de notre intelligence collective. C‘est au nom de cette intelligence collective, de ce bien commun inaliénable, que nous posons la question de l’accès à la culture.


La question de la production et de la circulation des biens communs - la connaissance, la culture, l’information, la santé, l’enseignement - est une question “ publique ” par excellence.


Alors que les politiques de professionnalisation opposent producteurs et consommateurs, nous affirmons qu’entre le chercheur et le paysan, entre le malade et le médecin, entre le spectateur et l’intermittent comme entre l’étudiant et le professeur des chaînes de coopération et de coproduction sont possibles. Les malades du sida nous ont déjà montré comment les recherches et expertises autour du VIH ne pouvaient se passer ni de leurs savoirs ni de leurs collaborations.


Quelques chiffres, pour finir. Au cours de notre vie, nous passons 33 000 heures à l’école, 63 000 heures au travail et 96 000 devant la télé. Cela veut dire que toute l’espérance de vie que nous avons gagné depuis l’apparition de la télé, est passée devant le poste.


Est-il souhaitable que le temps de vie gagné grâce à la recherche médicale ou la réduction de temps de travail, soit passé devant TF1 ?"
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